1.1.2 Formation plus ludique, basée sur l’apprentissage par la découverte
Comment rendre compte de l’intérêt de la connaissance, comment démontrer à autrui tout son intérêt sans pour autant l’imposer? A ce niveau, nous pouvons considérer que ce sont des passionnés qui nous ont inspiré. Dans le milieu scolaire et plus précisément dans le milieu de l’enseignement primaire[1], des professeurs ont eu l’excellente idée de transformer sous forme informatisée leur apprentissage. Mais plus que la forme, c’est le fond qui a dénoté d’une certaine innovation. Car pour répondre aux attentes que leur jeune public constituait, ils ont inventé le concept d’apprendre en s’amusant. Leur idée leur est certainement venu des leçons sous formes jouées qu’ils donnaient et qui facilitaient la transmission du savoir. Puis ces professeurs se sont mis à développer des outils accessibles sur internet ou sur des supports plus classiques comme le CEDEROM de leurs cours et de leur nouvelle conception de l’enseignement ludique. D’ailleurs, cela a permis de prouver que des passionnés pouvaient très bien recourir à l’utilisation de nouveaux outils pour orchestrer leurs cours afin de faire profiter de certains avantages, mais surtout pour étonner l’auditoire et s’étonner eux-mêmes de leurs capacités à innover. Cela a aussi permis de démontrer par la curiosité infantile que des barrières qui semblent infranchissables pour certains peuvent apparaître comme des obstacles risibles. Il est vrai que beaucoup de personnes s’étonnent que des enfants arrivent aujourd’hui à mieux manier leur ordinateur de maison que leurs parents ou leurs grands parents. Si l’on en revient à songer que ce qui fait la force d’une nation est sa jeunesse, nous pouvons, sans trop prendre de risques, estimer que la majorité des foyers français seront équipés d’un pc comme d’une télévision[2] dans moins d’une décennie. D’ailleurs, nous constatons aussi dans les mœurs de la société que les jeux vidéos font partis intégrantes de nouveaux créneaux porteurs. Les gens aiment jouer, se détendre au travers de sport, de spectacles comiques, de films… Il convient alors de répondre à leurs attentes en leur proposant des contenus de formation qui leur donnent non seulement envie d’apprendre mais aussi leur offre les possibilités d’évoluer vers les professions cibles qu’ils désirent. Car il n’y a pas plus productif qu’un salarié heureux. Et bien souvent cela passe par l’accomplissement de son travail dans une bonne ambiance, gage d’épanouissement professionnel et donc d’engagement professionnel.
Une tendance est en train de voir le jour, c’est l’ouverture d’esprit des personnes aux nouvelles faisabilités techniques et aux découvertes. Il semble alors intéressant de vouloir combiner les deux. Pour attirer, quoi de plus normal que de laisser l’apprenant maître de sa formation. Dans ses choix de compétences à acquérir mais aussi dans les possibilités à le former de manière surprenante: au travers de l’apprentissage par la découverte. Pour exprimer ce caractère ludique, il convient d’utiliser les sons lorsque les Pc sont équipés d’une carte son[3]. Mais on peut recourir à d’autres moyens tels, l’utilisation d’un personnage en trois dimensions ou alors la réalisation du module sous forme de dessins animés. Il ne faut pas omettre que l’avantage des solutions en ligne, c’est qu’elles peuvent constituer des mises en situations avec des relations de cause à effet, difficilement applicables dans la réalité. Par exemple au sein de la Générale des Eaux, certaines manipulations dans des centres de traitement peuvent impliquer le réchauffement des turbines de moteurs pouvant amener à l’explosion. Cette situation est quasiment impossible à mettre en œuvre dans la réalité, sauf si le centre de formation dispose de ressources semblables à des superproductions holywoodiennes. Or, il est possible de les retranscrire dans les modules de formation. Si l’ouvrier effectue mal une manipulation parce qu’il n’a pas bien assimilé tous les principes du mode opératoire, il peut courir à la catastrophe. Il peut ainsi s’en rendre compte sans avoir besoin de payer de sa personne et des personnes à proximité. Cette situation pourrait être transposée dans les métiers à risque où les principes de sécurité sont primordiaux. Un enfant pourrait aussi se rendre compte de certains dangers s’il les apercevait de manière animée en réponse à un de ses actes irréfléchi. Précision bien intéressante quand on sait que la plus grande cause d’accident chez les jeunes enfants est en corrélation avec des accidents domestiques[4]. Quant aux adultes, les professions à risque ont tout intérêt à mettre en place des formations pour se prémunir de certains dangers corporels suite aux manipulations de produits et matériels dangereux susceptibles de causer un sérieux préjudice à la société. Cependant il convient que ces formations soient bien orchestrées et en conformité avec les réalités des gestes de la vie professionnelle sans cela, elles seraient inutiles et donc sans fondements.
Enfin, il convient de spécifier que l’apprentissage par la découverte peut permettre à l’apprenant de constituer lui-même son cours. La comparaison entre les compétences que l’employé possède et les compétences du poste cible qui lui font défaut, permettront de lui tisser un portefeuille de compétences. Ce portefeuille de compétences peut être constitué par le salarié lui-même (c’est principalement le cas dans les catégories de cadres qui fixent à l’avance leur parcours professionnel) ou lors de l’entretien annuel avec son responsable formation et son responsable hiérarchique. A l’issue de ses réflexions, et de ses entretiens, il sera en mesure de connaître parfaitement quels sont ses lacunes et donc les formations qu’il doit suivre. A cet effet, le DIF[5] (Droit Individuel à la Formation) donne le droit à chacun des salariés à un quota d’heures de formation. L’objectif de ce salarié sera alors d’utiliser son quota pour ses axes de progrès de façon à évoluer au sein de l’entreprise. Cette dernière y sera gagnante de par la productivité et un retour sur investissement fort. C’est pourquoi nous en revenons alors au fait que la formation proposée doit être un plus et adaptée. Il faut éviter les formations en non adéquation pour remplir le quota entreprise. Un suivi personnalisé ou plutôt par compétences identiques sera plus appréciable. Et pour susciter la curiosité de l’apprenant et lui refléter l’intérêt de sa formation choisie. Pour se faire, il faut le laisser maître de sa formation mais lui donner aussi l’impression qu’il construit son parcours professionnel. Il se sentira de cette manière plus impliqué dans l’entreprise. Les modules de formation, principalement ceux à distance, doivent faire ressortir cet aspect d’apprentissage par la découverte et ce rôle d'acteur de sa formation. Par ce biais, il sera plus aisé pour l’apprenant de retenir et de se concentrer sur les formations dont il a besoin. Il est plus intéressant de partir d’un concept d’interactivité que dans un concept de cours magistral où l’apprenant est passif et ne retient que 10%[6] de sa formation. C’est d’ailleurs le principe de l’interactivité que nous allons maintenant développer davantage.
[1] Nous pouvons citer les sites webs judo-éducatifs de www.tenza.com ou www.chez-merlin.com qui ne sont que deux des nombreux exemples disponibles sur le net.
[2] Sauf si le PC ne vient à prendre la place de la télévision par ses possibilités de combinaisons technologiques
[3] Précision encore utile, malheureusement, de nos jours au vu des entreprises que nous avons côtoyé dans le cadre de ce mémoire et dont une partie de leur parc informatique était démuni de cartes sons.
[4] 8 personnes sur 100 de tous âges sont victimes d’un accident domestique, article de www.seniorplanet.fr datant de juillet 2004.
[5] Consulter le site http://www.auvicom.asso.fr/reforme/fiches/DIF.pdf pour recueillir une fiche particulièrement complète sur le DIF et régulièrement mise à jour.
[6] Les différents types de mémoire sont explicités sur:http://www.lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_07/a_07_p/a_07_p_tra/a_07_p_tra.htm
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